Chroniques d'une Rousse

Découverte de Montréal et autres villes, découverte des gens et découverte de moi-même.

3/31/2009

ILS sont après moi...

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Depuis maintenant deux mois, j’attends mon lift le matin à la même place et à la même heure. Ils m’ont repérée depuis deux semaines. Je ne pensais pas me faire reconnaître habillée dans une couleur si vive, normalement je suis toujours en noir et maintenant mon manteau est rouge. Je vous explique : depuis peu je suis l’alliée de Maxime deBleu et ils l’ont appris, je ne sais comment, mais maintenant ils sont aussi à mes trousses! Comme je suis une nouvelle alliée, je n’ai pas eu la chance de développer de tactique de ‘camouflage’ ou ‘d’attaque’. Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas développé de super pouvoir et je ne compte pas être violente, je vais plutôt user de ma ruse et de ma logique pour les défier.

Mardi le 17 mars, j’ai remarqué que plusieurs de leurs voitures blanches rodaient près de mon point d’attente. Je faisais comme si de rien n’était, comme si je n’étais pas au courant de leur existence. Ils finirent par partir et je ne les ai pas revus jusqu’au jeudi suivant. La voiture est passée deux fois devant moi et a fini par se stationner deux coins de rues plus loin pour m’observer. Je ne sais pas s’ils ont gobé ma tactique d’évitement ou s’ils ne savaient pas que j’étais capable de les voir. Je me concentrai sur l’animalerie en face pour ne pas trop attirer l’attention en les regardant. Je commençais à transpirer en ne sachant quoi faire s’ils se décidaient à sortir de leur voiture et venir me chercher. Je ne m’attendais pas à cela ce matin! Aucune stratégie ne me venait…la panique s’emparait de moi quand tout à coup, au loin, j’aperçus mon lift. J’ai eu peur pour elle, pensant qu’ils la suivraient et faucheraient sa voiture pour pouvoir m’atteindre plus facilement mais elle passa à côté d’eux incognito. Dès qu’elle arriva devant moi je sautai dans la voiture et lui dit : ‘vite, partons d’ici!!!’. Elle ne comprit pas pourquoi et ne comprendra jamais non plus. Toute la journée j’ai été stressée et j’ai essayé d’élaborer des plans au cas ou je devais vivre une autre ‘attaque’ sous peu. Ne sachant quoi prévoir, je ne pouvais pas envisager une réponse ou un réflexe possible.

Aucune trace d’eux jusqu’à hier… et hier, justement, je marchais jusqu’à mon point de rencontre pour me rendre compte, deux coins de rue plus loin, qu’il était là : l’homme-enfant était là et il attendait.

Il m’attendait.

Je n’avais pas le choix de m’y rendre car si je manquais mon lift, je devais prendre le bus et en affronter encore plus! Je marchais plus lentement, je traversai la rue et m’arrêtai à quelques pas de mon point habituel car il y était lui-même. Je le regardai attentivement pour découvrir un indice sur ce qu’ils nous veulent, qui ils sont, mais non, rien… un vide. Il avait son manteau de cuir et un thermos dans les mains : tout pour avoir l’air le plus naturel possible. Je pris mon parapluie au cas ou il tentait de m’enlever – je pourrais alors le lui ouvrir dans le visage pour le déstabiliser et m’enfuir les jambes à mon cou! Je n’ai pas eu à le faire, je crois qu’ils sont en stade ‘d’observation’ pour moi. Ça m’a donné une idée pour les tromper. Je vais agir à l’inverse de ce que je fais normalement pour qu’ils n’obtiennent pas les bonnes informations! Bref, j’ai attendu mon lift dix minutes et il était là bien avant moi et quand mon lift arriva il était toujours là. Il n’attendait personne, il était seulement là pour m’observer. En embarquant dans la voiture, je le regardai et j’ai pu établir un contact visuel. Il n’a pas aimé..il ne veut pas être reconnu.

Finalement, ce matin, ils ont été un peu plus vigoureux dans leur plan face à moi. Je crois que ça y est, pour quelques temps je serai leur cible. J’ai bien hâte de voir si demain ils auront autre chose pour me déconcentrer et me faire paniquer. Ce matin, l’homme-enfant n’était pas là et la voiture blanche non plus. Par contre, il y avait l’homme aux bananes, les oiseaux et l’homme aux boîtes. Je m’apprêtais à traverser la rue quand tout à coup, un homme qui semblait attendre le bus sortit deux bananes de sa poche et les pointa vers moi subtilement. Merde! Leur fusil stabiliseur…il a tenté de me stabiliser pour pouvoir m’enlever!! Je suis certaine que s’il avait réussi, la voiture blanche serait arrivée en deux temps, trois mouvements. Heureusement, la lumière tourna au vert au même instant et je pus courir jusqu’à mon point de rencontre. Bien entendu, il ne me suivit pas… ils doivent demeurer prudents pour ne pas se faire reconnaître. Par contre, il a sûrement déclenché une alarme ou quelque chose car au moment même où je me rendis à mon point de rencontre, une vingtaine de pigeons volèrent à quelques centimètres de ma tête. Avec mon sac, je me suis protégée et ils n’ont pas pu m’atteindre.

Je pensais en avoir fini avec eux ce matin mais non! Un vieil homme sortit de la ruelle en traînant de grosses boîtes et me dévisagea comme l’homme-enfant d’hier. Il ne voulait pas que je sois là, il ne voulait pas être reconnu, mais il a été pris au dépourvu et il ne pensait pas me voir ce matin, pensant que les deux autres en auraient fini avec moi.

Je crois que dans l’une des grosses boîtes, qui semblait bien plus lourde que les autres, se trouve une de nos alliées disparues depuis peu.

Je n’ai pas osé aller regarder, de peur que ce soit une autre tactique pour m’avoir et que ce soit l’un d’eux, caché dans la boîte. Mon lift arriva et je pus finalement m’en sauver, pour aujourd’hui…

Heureusement qu’ils ne savent pas encore où je travaille.

2 commentaires:

Maxime DeBleu a dit…

Bravo d'avoir remarqué leurs voitures blanches et de les avoir déjoués. Faites attention, parfois ils les déguisent en mettant une autre couleur par-dessus.

La boite contenait sans doute une blogueuse. Il y en a encore une qui est disparue cette semaine...

MaX DeB a dit…

GnAk, YaK, yAk!